Tram : Jour 1
Ce matin, comme beaucoup, nous avons pris le tram pour sa première journée d'exploitation commerciale.
Le résultat est à la hauteur de mes espérances. Ouf !
Après 7 minutes d'attente, nous sommes donc montés dans notre nouveau transport en commun.
A l'intérieur, on était loin de la cohue de ce week-end où la perpective d'un trajet gratuit avaitpoussé des dizaines de voyageurs à venir s'écraser contre les vitres. Non, ce matin, il y avait du monde, mais pas plus que dans les bus. Les sièges sont confortables et la surface vitrée permet de profiter pleinement de la fin des travaux (la PLace Garibaldi semble avoir été bombardée, la gare routière est en ruines, la station Vauban n'a pas été ouverte, l'avenue Jean Médecin est toute déplumée sans ses arbres et la Libération ressemble encore à un échangeur autoroutier).
Mais certains segments sont toutefois très agréables : le bd Saint Roch où le vert gazon éclaire les immeubles, l'avenue de la République envahie la sérénité ou la Place Masséna qui a rajeuni de 80 ans.
Pour être complet, le trajet part de Las planas vers le Ray, puis passe au niveau de la fac de sciences, descend Borriglione, Malausséna, s'arrête près de la Gare Thiers, continue sur Jean Médecin puis place Masséna, bd Jean Jaurès, place Garibaldi, avenue de la république, fac St Jean d'Angély, bd Saint Roch, Riquier et fini sa course au Pont Michel.
Côté rapidité, puisque la question restait en suspend, l'engin semble a priori se traîner mollement car on ressent peu la sensation de vitesse (sauf quand le conducteur s'emmêle les pédales). Mais chronomètre en main, il faut compter 2,15 minutes entre 2 stations. Bien sûr, on aimerait toujours que ça aille plus vite, mais traverser Nice en 30 minutes à bord du tram, je trouve que le pari est réussi.
Ayons cependant une pensée pour celles et ceux qui ont subi les travaux pendant plus de 3 ans et pour qui le tram n'est d'aucune utilité ! c'est balot ! Rendez-vous dans 15 ans pour la 2ème ligne ?
Voilà, c'était notre premier voyage à bord du tram et dans les jours à venir, la routine du quotidien ne nous émerveillera même plus ; alors savourons les mines des premiers passagers réjouis (dont je suis).
Et ce soir en rentrant : première scène d'anthologie : deux mamies du 19ème (siècle) assises à mes côtés prenaient un pied de l'espace ! elles étaient contentes, souriaient tout le temps, regardaient partout et semblaient accrochées à leur siège comme des arrapèdes à leur rocher. J'étais à deux doigts de me dire qu'elles étaient mignonnes quand l'une d'elles expliqua à une troisième qu'elle étaient montées au terminus et qu'elles "faisaient" toute la ligne aller-retour : juste pour voir !! ... à l'heure de pointe ! (aille, j'ai mal !).

Le résultat est à la hauteur de mes espérances. Ouf !
Après 7 minutes d'attente, nous sommes donc montés dans notre nouveau transport en commun.
A l'intérieur, on était loin de la cohue de ce week-end où la perpective d'un trajet gratuit avaitpoussé des dizaines de voyageurs à venir s'écraser contre les vitres. Non, ce matin, il y avait du monde, mais pas plus que dans les bus. Les sièges sont confortables et la surface vitrée permet de profiter pleinement de la fin des travaux (la PLace Garibaldi semble avoir été bombardée, la gare routière est en ruines, la station Vauban n'a pas été ouverte, l'avenue Jean Médecin est toute déplumée sans ses arbres et la Libération ressemble encore à un échangeur autoroutier).
Mais certains segments sont toutefois très agréables : le bd Saint Roch où le vert gazon éclaire les immeubles, l'avenue de la République envahie la sérénité ou la Place Masséna qui a rajeuni de 80 ans.
Pour être complet, le trajet part de Las planas vers le Ray, puis passe au niveau de la fac de sciences, descend Borriglione, Malausséna, s'arrête près de la Gare Thiers, continue sur Jean Médecin puis place Masséna, bd Jean Jaurès, place Garibaldi, avenue de la république, fac St Jean d'Angély, bd Saint Roch, Riquier et fini sa course au Pont Michel.
Côté rapidité, puisque la question restait en suspend, l'engin semble a priori se traîner mollement car on ressent peu la sensation de vitesse (sauf quand le conducteur s'emmêle les pédales). Mais chronomètre en main, il faut compter 2,15 minutes entre 2 stations. Bien sûr, on aimerait toujours que ça aille plus vite, mais traverser Nice en 30 minutes à bord du tram, je trouve que le pari est réussi.
Ayons cependant une pensée pour celles et ceux qui ont subi les travaux pendant plus de 3 ans et pour qui le tram n'est d'aucune utilité ! c'est balot ! Rendez-vous dans 15 ans pour la 2ème ligne ?
Voilà, c'était notre premier voyage à bord du tram et dans les jours à venir, la routine du quotidien ne nous émerveillera même plus ; alors savourons les mines des premiers passagers réjouis (dont je suis).
Et ce soir en rentrant : première scène d'anthologie : deux mamies du 19ème (siècle) assises à mes côtés prenaient un pied de l'espace ! elles étaient contentes, souriaient tout le temps, regardaient partout et semblaient accrochées à leur siège comme des arrapèdes à leur rocher. J'étais à deux doigts de me dire qu'elles étaient mignonnes quand l'une d'elles expliqua à une troisième qu'elle étaient montées au terminus et qu'elles "faisaient" toute la ligne aller-retour : juste pour voir !! ... à l'heure de pointe ! (aille, j'ai mal !).

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